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Journaliste, je suis né à Beyrouth. Après les accords d’Oslo, je me suis installé à Gaza où j’ai co-fondé GazaPress et où je suis devenu correspondant pour plusieurs médias européens. En 2024, j’ai reçu le prix Bayeux des correspondants de guerre.
Journaliste, écrivaine et femme de radio, je suis née à Caen en 1950. Très tôt, je m’intéresse à la pensée et à la place des femmes dans l’histoire, jusqu’à en faire le cœur de mon travail. À France Culture, où j’ai été productrice puis directrice, je défends une radio exigeante, tournée vers les idées et le débat. En parallèle, j’écris des oeuvres, notamment La voyageuse de nuit, où j’interroge le temps, la vieillesse et la liberté.
Je suis journaliste et militante polonaise pour les droits humains, basée à Berlin. J’ai cofondé Grupa Granica – « Groupe frontière » – pour soutenir les réfugiés à la frontière entre le Bélarus et la Pologne. J’ai marché en 2016 entre Berlin et la Syrie, avec 4 000 personnes, en solidarité avec les victimes de la guerre. Mes reportages ont été récompensés par des prix internationaux, mais je crois que les meilleures histoires se racontent autour d’un verre.
Pendant des années, je suis allée à la rencontre d’un pays disparu : l’Union soviétique. Mon livre La Fin de l’homme rouge, ou le temps du désenchantement (Actes Sud), paru en 2013, plonge dans l’immense désarroi qui accompagne la fin de ce pays. Un livre qui concluait mon cycle des « voix de l’utopie » commencé trente ans plus tôt. En 2015, j’ai reçu le Prix Nobel de littérature.
Je suis née en 1986, mon premier roman, L’Orage, a été publié aux éditions Gaïa en 2015, avant deux récits de voyage. J’ai travaillé dans la coopération, vécu en Chine, en République démocratique du Congo et au Honduras. J’ai écrit La Verticale du fleuve (2021), Et vous passerez comme des vents fous (2023), parus chez Actes Sud. Je nourris mon écriture de l’itinérance et de ma relation aux vivants, en particulier les chevaux et les chiens, comme Quito.
Né dans une famille de cinéma et de littérature, j’ai choisi la musique. Dès le début des années 1980, j’ai écrit sur Joy Division, New Order et la scène post-punk dans Rock & Folk, Libération ou Les Inrockuptibles. De cette passion est né un Dictionnaire du rock, trois volumes et 2 650 pages. Depuis, je continue d’explorer cette histoire à travers mes livres et à la radio, aujourd’hui sur France Inter avec Very Good Trip. J’ai aussi écrit des récits plus personnels, autour de l’identité et de la mémoire.
Historienne des littératures scandinave et russe, je suis également traductrice et critique littéraire. Les études de langues à Moscou, l’installation en France, les séjours dans les pays nordiques, les rencontres et les lectures ont porté ces quelques fruits : une vingtaine de livres, une soixantaine de traductions et un tas de projets en germe...
J’ai commencé à la radio sur France Culture avant de rejoindre France Inter, où j’ai animé Remède à la mélancolie puis L’Embellie. Depuis septembre 2023, je présente La 20e heure, chaque soir de la semaine. J’ai publié Remèdes à la mélancolie (2016), un essai sur le peintre Léon Spilliaert (2020) et, avec Bertrand Blier, un roman, Fragile des bronches (2022).
Professeur agrégé d’histoire, je suis chargé de mission à l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation de l’université de Tours. Intervenant régulier de l’émission On va déguster sur France Inter, j’ai participé à l’inscription du « Repas gastronomique des Français » au patrimoine culturel immatériel en 2010. Dernier livre paru : La Grande Histoire de la gastronomie (Larousse, 2024).
Christophe Boltanski, grand reporter et romancier français, est né en 1962. Entré en 1989 à Libération, il est correspondant puis chef-adjoint du service étranger du journal jusqu'en 2007, avant de rejoindre Le Nouvel Obs, puis la revue XXI. Il a reçu le prix Femina pour son roman La Cache (Stock, 2015). Sa dernière publication est un récit, King Kasaï (Stock, 2023).
Médecin, j’ai travaillé plusieurs années dans des situations de conflits et des camps de réfugiés. Président de Médecins sans frontières de 1982 à 1994, j’ai été professeur associé à Sciences-Po Paris et au Humanitarian and Conflict Response Institute (HCRI), université de Manchester (2003-2015). Actuellement directeur d’études à la Fondation MSF. Auteur de films documentaires, de livres et d’articles sur l’action humanitaire, ainsi que sur le conflit israélo-palestinien.
Né en 1957, j’ai fait du journalisme, écrit des romans, des livres de non-fiction et réalisé des films. Mon dernier livre, V13, est une chronique du procès des attentats de novembre 2015, que j’ai suivi, audience après audience, pendant presque un an. Français du côté de mon père, je suis du côté de ma mère mi-russe mi-géorgien. Les racines russes ont tenu beaucoup de place dans ma vie et mon travail. Dans un premier reportage pour Kometa, on verra affleurer les racines géorgiennes.
Arrivé au journalisme un peu par hasard après avoir longtemps chauffé les bancs de la fac de philo, j’ai vécu au Caire, à Beyrouth et désormais à Marseille. Joyeusement désorienté, je me sens chez moi dès qu’il y a du soleil et du bordel. J’écris, je lis, j’enseigne, je flâne... et inversement.
Je suis journaliste, autrice et cinéaste, basée à Brooklyn. Je présente le podcast Gaslit Nation qui traite de la montée du fascisme dans le monde, j’ai écrit et produit le film L’Ombre de Staline, réalisé par Agnieszka Holland. J’ai également écrit et réalisé The Holodomor: Stalin’s Secret Genocide, projeté aux Nations unies en 2016. Inspirée par mes parents, réfugiés de la Seconde Guerre mondiale, j’explore l’histoire de ma famille dans Orwell and The Refugees, qui révèle un lien surprenant avec George Orwell.
Je suis née en 1979 à Varsovie. Docteure ès lettres, diplômée en études culturelles, études de genre et en études polono-juives, ancienne chanteuse du groupe punk Zimny Maj, je suis écrivaine, journaliste, militante, commissaire de festivals et d’initiatives littéraires, chargée de cours à l’université de Varsovie, chroniqueuse pour le magazine Polityka. Je coanime des émissions littéraires à la télévision et à la radio polonaises.
Né en 1988, je suis journaliste et réalisateur. Diplômé du CUEJ de Strasbourg, j’ai choisi l’image pour raconter le réel, en collaborant avec France Télévisions ou ARTE. De l’Europe de l’Est parcourue en camion lors du Bulli Tour au projet Les théâtres de l’extrême, mes enquêtes croisent toujours l’histoire et la mémoire. Auteur de documentaires, de livres et de récits, j’explore la frontière entre journalisme et poésie pour raconter le monde.
Du Ventre des femmes à La Fin des Ottomans, de La Loi de la banane à cette histoire du sucre, j’explore dans mes films les angles morts de l’histoire, à rebours de tous les romans nationaux. L’occasion à chaque fois de mettre en lumière les zones d’ombre, les figures marginalisées, les mémoires occultées, les invisibilisés.
Je viens d’une famille où la dissidence se transmettait presque comme un héritage. Rédacteur en chef du magazine Bolchoï Gorod, j’ai dû quitter la Russie en mars 2022. Après un passage par la Géorgie, je vis aujourd’hui à Berlin, où je développe des projets éducatifs sur l’histoire et collabore avec Zukunft Memorial, héritière de l’organisation Memorial (prix Nobel de la paix 2022). Auteur de Radio Martyn (2022) et de Radio Vladimir (2025), je poursuis la même idée fixe : soigner la société par la culture, contre ce que la propagande abîme.
Actrice et musicienne iranienne, je suis née à Téhéran en 1983 dans une famille d’artistes, et j’ai choisi le cinéma comme terrain de liberté. Dès l’adolescence, j’enchaîne les rôles dans le cinéma iranien avant d’être révélée à Hollywood par Ridley Scott dans Mensonges d’État. Mon refus du voile fait de moi une figure de contestation, contrainte à l’exil mais déterminée à poursuivre mon art. Depuis, j’ai tourné avec Marjane Satrapi, Atiq Rahimi ou Asghar Farhadi, et en 2025, je suis à l’affiche d’Alpha de Julia Ducournau, présenté en compétition à Cannes.
Je suis rappeur, chanteur et écrivain franco-rwandais. Je suis né en 1982 à Bujumbura, j'ai connu l’exil à 13 ans, lorsque la guerre civile au Burundi et le génocide des Tutsis au Rwanda ont bouleversé mon enfance. La musique et l’écriture sont alors devenues mon refuge. Après mes débuts dans le hip-hop avec Milk Coffee and Sugar, je publie en 2016 Petit Pays, roman largement inspiré de mon histoire, couronné par le Prix Goncourt des lycéens. Huit ans plus tard, je reviens avec Jacaranda. De mes chansons à mes livres, je continue d’explorer la mémoire, l’exil et l’espoir.
Je suis romancier, essayiste, journaliste, scénariste et traducteur. J’ai publié six romans, cinq ouvrages de non-fiction, dont le plus récent est Et si on arrêtait de faire semblant ? (2020, L’Olivier) et trois ouvrages traduits de l’allemand. Je suis membre de l’Académie américaine des arts et des lettres, des arts et des sciences, de l’Académie allemande des arts et de l’Ordre français des arts et des lettres. Pour mon travail dans le domaine de la conservation de la nature, j’ai reçu le prix Euronatur et Utah dans la catégorie « Environmental Humanities ».
Journaliste gastronomique, j’explore les scènes culinaires de la France à l’étranger et décline un appétit insatiable à la radio, télé, en livre et projets artistiques variés... Producteur et animateur des émissions On va déguster (France Inter) et Très Très Bon (Paris Première), je suis l’auteur chez Marabout de la série On va déguster pour Paris (2025), l’Italie (2020) et la France (2017). Mon premier livre en solo, Recettes & Récits (2024), est un voyage intime parmi mes recettes préférées, des chefs à celles de ma grand-mère.
Je suis rédactrice en chef de l’hebdomadaire Tygodnik Powszechny (« depuis sa fondation en 1945, l’un des principaux porte-voix du catholicisme ouvert polonais », selon Courrier international). J’ai notamment remporté le prix Ryszard-Kapuściński pour le reportage littéraire et le prix Beata-Pawlak pour un livre en polonais traitant d’autres religions, cultures et civilisations.
Iegor Andreïevitch Siniavski, dit Iegor Gran, né le 23 décembre 1964 à Moscou, est un écrivain français. «J’aurais pu naître dans une famille de fervents croyants communistes, mais j’ai préféré celle de l’écrivain dissident Andreï Siniavski, qui m’a transmis une appétence pour le grotesque, le fantastique et l’humour noir. J’ai écrit seize romans parus aux éditions P.O.L et Folio Gallimard, dont Les Services compétents (2020) et Z comme zombie (2022), où je raconte les rouages profonds de cette Russie qui souhaite la destruction de l’Ukraine.
Je suis né en 1966, je suis écrivain et photographe, j’ai étudié la psychologie. J’ai écrit plusieurs ouvrages sur l’héritage de la Shoah, dont Je voudrais leur demander pardon, mais ils ne sont plus là (Actes Sud, 2023). Depuis des années, j’explore l’histoire des juifs polonais au xxe siècle, demandant à mes interlocuteurs et à moi-même ce que signifie être juif en Pologne et ce que cela implique.
Travaillant entre sociologie et littérature, je prône l’égalité et la justice, dans un monde d’inégaux et d’injustes. Nous sommes beaucoup dans ce cas-là. Mon dernier ouvrage en date, Ainsi l’animal et nous (Actes Sud, 2024) développe la notion d’animalisation qui frappe les humains et les animaux.
Je vis à Brooklyn (New York), je suis autrice de six essais et sept romans, dont Un monde flamboyant (Actes Sud, 2014) et Souvenir de l’avenir (Actes Sud, 2019). J’ai reçu notamment le prix européen de l’essai de la fondation Charles-Veillon, le prix de littérature de l’Académie américaine des arts et des lettres et le prix Princesse des Asturies en Espagne. Mon œuvre est traduite dans plus de trente langues.
Je suis écrivain, de Bethléem. Mon premier roman, Le Palais des deux collines (Elyzad, 2021) a reçu le prix des Cinq Continents de la francophonie. Le suivant, L’Éden à l’aube, vient de paraître, toujours chez Elyzad.
Je vis et travaille à Paris, je suis l’autrice de romans et nouvelles publiés pour l’essentiel aux éditions Verticales/Gallimard. Parmi eux Naissance d’un pont (prix Médicis 2010), Réparer les vivants (2014, traduit dans 40 langues, adapté au cinéma et au théâtre), Un monde à portée de main (2018). Mon travail est marqué par l’empreinte des lieux, la question du paysage, et s’intéresse au devenir de la jeunesse, aux mondes du travail et à la voix humaine, comme en témoigne Canoës (2021). Mon dernier livre, Jour de ressac, est publié en août 2024.
Né en 1967 à Tel-Aviv de parents rescapés de la Shoah, j’écris des nouvelles souvent publiées dans le New York Times, le New Yorker ou le Guardian, et traduites dans plus de 25 langues. Je suis aussi scénariste de bandes dessinées et réalisateur.
Je suis née dans le Val-d’Oise en 1986. J’ai passé les étés de mon enfance à descendre des rivières de Carélie sur des catamarans gonflables. J’ai choisi le journalisme parce que j’y voyais une façon de me rapprocher des autres. J’ai travaillé pour Arte.tv et Radio France et, aujourd’hui, pour Le Temps et la RTS en Suisse. Mon premier roman, Grande Couronne, est paru en 2021 (Christian Bourgois Éditeur).
Romancier ukrainien, j’écris en russe et en ukrainien. Je suis né à Leningrad (Saint-Pétersbourg) en 1961. J’ai grandi à Kyiv. J’ai écrit plus de vingt romans, dont Le Journal d’une invasion (Noir sur blanc, 2023), qui va connaître un second tome en février, Notre guerre quotidienne.
Je suis écrivaine et dramaturge. J’avais 19 ans quand mon premier roman, Polococktail Party (Noir sur blanc, 2003) est sorti. Controversé, traduit dans plus de vingt langues, succès critique et populaire. Mon deuxième, Tchatche ou crève (Noir sur blanc, 2008), a remporté le Nike, le « Goncourt » polonais. Mon dernier (« Blessures magiques et autres histoires », non traduit) est sorti à l’automne 2024. Je suis aussi chanteuse. J’ai sorti deux albums, le premier en 2014, qu’on pourrait traduire par « La société est méchante », le second en 2023, « Temps libre ».
Je suis journaliste et rédactrice en chef adjointe art de vivre de Marie Claire, chroniqueuse dans les émissions On va déguster sur France Inter, et Très Très Bon sur Paris Première. Mon dernier livre, Recettes pour 1, cuisiner pour soi (Seuil) est paru à l’automne 2025.
Né au Cameroun, je suis historien, philosophe et théoricien du colonialisme. J'ai notamment enseigné à Yale, Columbia, ou Berkeley. En 2024, j'ai reçu le prestigieux Prix Holberg.
Je suis cuisinier et écrivain, auteur pour La Repubblica et la revue culturelle et culinaire L’Integrale. Depuis 2023, je suis chef de la Trattoria della Gloria, à Milan. Mon dernier livre paru est L’Écume des pâtes, À la recherche de la vraie cuisine italienne (Folio, 2022) ; le prochain sera un essai sur l’histoire des restaurants (prévu à l’automne chez Stock).
Aux dernières nouvelles (2021), je suis écrivain et passe une moitié de ma vie à replacer mes livres, dans les librairies et bibliothèques publiques qui se bornent à les ranger à M, au rayon de la lettre S. L’autre moitié de ma vie, je fais l’inverse. Dernier roman paru : La Plus Secrète Mémoire des hommes, prix Goncourt 2021.
J’ai l’Iran dans le sang. Mon père y était né. À 23 ans, je quitte Paris pour Téhéran. Prévu pour dix jours, le voyage-reportage dure dix ans. Depuis je n’ai jamais quitté le Moyen-Orient. J’ai vécu à Beyrouth, au Caire, à Istanbul. J’écris pour Le Figaro, mes livres sont publiés au Seuil et à l’Iconoclaste. Dernier paru : Badjens (Seuil, 2024).
Je me sens artisan de l’image, au service de la beauté du monde sauvage. Photographe au départ, naturaliste, un peu aventurier, puis éditeur, cinéaste, producteur et même paysan, j’ai multiplié les façons de raconter ce lien intime avec la nature. Mon camp de base est une ferme vosgienne, mes racines y sont profondément ancrées, entourées de forêts qui m’ont façonné. Auteur d’une douzaine de livres, j’ai aussi réalisé La Panthère des neiges (César 2021) et Le Chant des forêts, en salle le 17 décembre, hommage sensible aux montagnes de mon enfance.
Après m’être perdue dans des études de marketing et de finance, un tour du monde à vélo me remet sur de bons rails. La réalisation d’un premier film documentaire me confirme la bonne direction. Depuis, je filme, j’écris, je réalise, et je peux assumer pleinement ma dromomanie.
Rwandaise, je connais mon premier exil à 3 ans : en 1960, ma famille est déportée, parce que tutsi, à Nyamata, une région inhospitalière. Malgré le quota de 10 % qui limite l’accès des Tutsi au secondaire. Chassée en 1973 de l’école d’assistante sociale, je me réfugie au Burundi. En 1992, établie en France, je reprends mes études d’assistante sociale. Ma famille restée au Rwanda est massacrée en 1994. Le génocide des Tutsi fait de moi une écrivaine. Je suis l’autrice de onze romans et nouvelles. Dernier livre paru : Julienne (Gallimard, 2024).
Je suis romancière : Rome en un jour (Gallimard, 2013), Toutes les femmes sauf une (Pauvert, prix Révélation de la SGDL 2018), Feu (Fayard, 2021) et Western (Stock, prix de Flore 2023). Je suis également l’autrice de la récente série Un été avec Romain Gary sur France Inter.
Née d’un père français et d’une mère sud-coréenne, l'écrivaine franco-suisse Élisa Shua Dusapin (1992) publie son premier roman, Hiver à Sokcho en 2016 (Editions Zoé). Un livre qui remporte de nombreux prix littéraires (prix Robert-Walser, prix Alpha, et le prix Régine-Deforges). L'autrice travaille autour des thèmes de l'identité, de la filiation, du mélange des cultures et du rapport au langage. En 2023, elle publie son dernier roman, Le vieil incendie (Editions Zoé).
Comédienne, j’anime depuis 2012 la compagnie L’Oubli des cerisiers avec Nicolas Struve. Je suis l’autrice de huit livres de cuisine, dont les trois derniers, Saveurs sacrées, La Cuisine de l’exil et La Cuisine de la consolation, sont parus chez Actes Sud. J’anime des ateliers d’écriture et de théâtre et je prépare actuellement une adaptation théâtrale de La Cuisine de l’exil.
Américain, diplômé d’Oxford, je suis (pour l’instant encore) professeur d’histoire à l’université de Yale – même j’envisage de partir à Toronto. Mon travail porte sur l’histoire de l’Europe centrale, l’Union Soviétique et l’holocauste. Mon livre « Terres de Sang – L’Europe entre Hitler et Staline » a été traduit en plus de 30 langues.
Je suis journaliste et écrivain de littérature du réel. Mon livre, Gottland (Actes Sud, 2008), traduit par Margot Carlier, a reçu le prix du Livre européen (2009). « Nie ma » (non traduit, 2018) a reçu le plus important prix littéraire polonais, le Nike, décerné par un jury et les lecteurs. Je suis passionné par la culture tchèque et l’art contemporain. Je vis à Varsovie.
Journaliste et humoriste belge, Charline Vanhoenacker, je suis née à La Louvière en 1977 et j’ai commencé par le journalisme au Soir puis à la RTBF, avant de bifurquer vers la satire. Je me suis rendu compte qu’avec la grammaire du rire, on pouvait davantage approcher la vérité des choses. À France Inter, je traverse l’actualité internationale en la retournant contre elle-même. Dans Aux vannes, citoyens !, je défends un humour politique comme un « oxygène de la démocratie » : une façon de résister, de déranger, et surtout de continuer à respirer.
Je suis née à Varsovie, je vis à Paris, où j’écris des romans en français, souvent classés au rayon littérature étrangère, pour cause de nom à embouteillage de consonnes. Grâce à mon patronyme, j’ai aussi le droit au moins une fois par semaine à une petite plaisanterie sur le fait que je dois être bonne au Scrabble. Dans mes livres, j’essaie de faire rire du monde tel qu’il (ne) va (pas). Parfois, ça marche. Parfois, ça grince. Le dernier, Princesse, vient de sortir aux éditions du Seuil. Il se passe en France, mais aussi de l’autre côté de l’Europe, en Pologne, c’est-à-dire nulle part.
Je suis écrivaine, traductrice et enseignante. Je suis née en Pologne mais je vis à Paris. En 2019, j’ai invité 17 intellectuels polonais et une écrivaine ukrainienne à écrire pour Hourras et désarrois. Scènes d'une guerre culturelle. Je réalise aussi des documentaires radio. Au printemps dernier, Le polonais, ça fait un truc, et en 2024, Uliana, Olga, Ludmila, Natalia, une histoire ukrainienne, à partir des témoignages de Natalia Isupova et de Ludmila Yakovleva et de mes recherches aux archives de Kharkiv.
Journaliste gastronomique, j’explore les scènes culinaires de la France à l’étranger et décline un appétit insatiable à la radio, télé, en livre et projets artistiques variés... Producteur et animateur des émissions On va déguster (France Inter) et Très Très Bon (Paris Première), je suis l’auteur chez Marabout de la série On va déguster pour Paris (2025), l’Italie (2020) et la France (2017). Mon premier livre en solo, Recettes & Récits (2024), est un voyage intime parmi mes recettes préférées, des chefs à celles de ma grand-mère.
Créatrice de l’émission Remède à la mélancolie sur France Inter, journaliste et productrice, j’anime chaque soir le grand entretien culturel La 20e Heure. J’ai publié deux essais, dont Léon Spilliaert (Autrement, 2020), un portrait du peintre, et collaboré avec Bertrand Blier à l’écriture du roman Fragile des bronches (Seghers, 2022).
Je me sens artisan de l’image, au service de la beauté du monde sauvage. Photographe au départ, naturaliste, un peu aventurier, puis éditeur, cinéaste, producteur et même paysan, j’ai multiplié les façons de raconter ce lien intime avec la nature. Mon camp de base est une ferme vosgienne, mes racines y sont profondément ancrées, entourées de forêts qui m’ont façonné. Très tôt, j’ai été attiré par les espaces vierges – Grand Sud, Grand Nord – pour assouvir mes rêves d’enfant : rencontrer les bêtes sauvages, partager leur vie, les vénérer par l’image.
Auteur d’une douzaine de livres, j’ai aussi réalisé La Panthère des neiges (César 2021) et Le Chant des forêts, en salle le 17 décembre, hommage sensible aux montagnes de mon enfance.
Rappeur, chanteur et écrivain franco-rwandais, Gaël Faye est le parrain du numéro #9 de Kometa. Né en 1982 à Bujumbura, il connaît l’exil à 13 ans, lorsque la guerre civile au Burundi et le génocide des Tutsis au Rwanda bouleversent son enfance. La musique et l’écriture deviennent alors son refuge. Après ses débuts dans le hip-hop avec Milk Coffee and Sugar, il publie en 2016 Petit Pays, roman largement inspiré de son histoire, couronné par le Prix Goncourt des lycéens. Huit ans plus tard, il revient avec Jacaranda. De ses chansons à ses livres, Gaël Faye continue d’explorer la mémoire, l’exil et l’espoir, avec une langue habitée par la poésie.
Actrice et musicienne iranienne, Golshifteh Farahani est la marraine du numéro #8 de Kometa. Née à Téhéran en 1983 dans une famille d’artistes, elle choisit le cinéma comme terrain de liberté. Dès l’adolescence, elle enchaîne les rôles dans le cinéma iranien avant d’être révélée à Hollywood par Ridley Scott dans Mensonges d’État. Son refus du voile en fait une figure de contestation, contrainte à l’exil mais déterminée à poursuivre son art. Depuis, elle a tourné avec Marjane Satrapi, Atiq Rahimi ou Asghar Farhadi, et en 2025, elle est à l’affiche d’Alpha de Julia Ducournau, présenté en compétition à Cannes. Artiste libre et engagée, Golshifteh Farahani incarne une voix dissidente qui traverse les frontières.
Journaliste, essayiste, femme de radio et de télévision... Laure Adler est la marraine du numéro #6 de Kometa : « Même les tyrans ont peur des femmes ».
Des Iraniennes chantent à la barbe des mollahs, des Afghanes marchent sans voile dans la rue, une Russe colle des étiquettes contre Poutine ; Polonaises, Hongroises, Italiennes ou Américaines crient leur droit à l’avortement. Ensemble, elles féminisent le titre du best-seller de l’activiste serbe Srđja Popović : Comment faire tomber un dictateur quand on est seules, toutes petites, et sans armes.
La journaliste belge a d’abord mené une carrière au Soir et à la RTBF avant de devenir humoriste. « Je me suis rendu compte qu’avec la grammaire du rire, on pouvait davantage approcher la vérité des choses. » De Washington à Kyiv, de Beyrouth à Pékin, de Gaza à Pyongyang, l’actualité internationale est à pleurer, mais il reste aux humains le talent de tourner le pouvoir en dérision. L’humour politique comme un « oxygène de la démocratie », dit-elle. Puissent les pages de ce numéro nous faire respirer.