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Numéro 4

Qui aime encore les États-Unis ?

À Téhéran, les mollahs essuient leurs pieds sur la bannière étoilée, quand certains d’entre eux envoient leurs enfants étudier chez «le grand Satan». Donald Trump, lui, voulait rendre l’Amérique plus grande. L’a-t-elle jamais été? De la guerre froide à aujourd’hui, Kometa explore le mythe et les ambiguïtés de la puissance américaine à travers les voix d’auteurs de pays en pleine transformation. Elles et ils ont grandi avec le rêve américain et se retrouvent souvent à haïr un pays qui continue de façonner leur avenir.

Couverture du quatrième numéro de la revue Kometa
Couverture du quatrième numéro de la revue Kometa

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↘ Hypocrisie occidentale et westplaning avec l’écrivain ukrainien devenu soldat Artem Chapeye.

↘ La relation de meilleurs «frennemis» qu’entretiennent les États-Unis et la Russie depuis des siècles avec l’historien russe Ivan Kurilla.

↘ L' amour aveugle qu’a porté la Pologne pour les États-Unis avec l’historien polonais Bartosz T. Wieliński. 

↘ Les rêves très américains d’une jeunesse iranienne qui préfère la vie à la fabrique mortifère d’un ennemi politique avec l’écrivaine Delphine Minoui.

↘ Le regard sans illusion que porte l’artiste exilé Ai Weiwei sur les régimes occidentaux comme sur celui de Pékin.

↘ Une correspondance entre les écrivains Hélène Gaudy depuis Paris et György Dragomán à Budapest: leur enfance, l'avenir de l'Europe et le souvenir des disparus.

Dans ce numéro...

L'actualité vue de l'intérieur par les auteurs et les photographes de Kometa.

Un homme allongé sur une banquette, avec un pistolet distributeur de billet de la marque Supreme en main, des claquettes Gucci et un ensemble de survêtement Fendi.
"Logomania" Hassan Kurbanbaev

Vu d'Ouzbékistan

Avec sa série « Logomania », le photographe ouzbek Hassan Kurbanbaev témoigne avec ironie du déferlement des marques de luxe occidentales dans son pays.

Un jeune homme sur une vielle moto.
À Kharkiv, mai 2022. Jędrzej Nowicki

Vu d'Ukraine

Traducteur de Gandhi et de Noam Chomsky, l’écrivain ukrainien Artem Chapeye se bat aujourd’hui sur le front contre l’envahisseur russe. Et fustige ce qu’il nomme le «pacifisme abstrait» des Occidentaux.

Righetti

Vu du Bélarus

L’écrivain bélarusse Sacha Filipenko a été dénoncé par son grand-père, un vieil homme intoxiqué par les fausses nouvelles du régime de Loukachenko qui craint les «moustiques fascistes envoyés par l’Occident pour empoisonner les Russes».

Un jeune homme mange une pastèque.
Adam Rouhana

Vu de Palestine

Palestinien né à Jérusalem, Karim Kattan revient sur son « road trip » aux États-Unis et sur sa fascination-répulsion pour l’Amérique à l’heure de l’écrasement de Gaza.

Deux femmes voilées se prennent dans les bras.
Adam Rouhana

Quatre jeunes filles mangent une glace autour d'une tombe.
Ces images d'Adam Rouhana, photographe palestino-américain, ont été prises à Jéricho, Bethléem, Hébron, Qalandiya, Isfiya, Howwarah, Ramallah, Battir, Naplouse et Jérusalem, entre 2021 et 2023. Adam Rouhana
Article du numéro en accès libre

Vue d'Irak avec l'écrivaine Aya Mansour

Julie Otsuka - Certaines n'avaient jamais vu la mer

On les appelait les picture brides, les « mariées sur photo ». On estime à dix mille ces jeunes femmes japonaises qui ont émigré aux États-Unis entre 1907 et 1920 pour épouser des compatriotes installés en Californie. Des hommes dont elles ne connaissaient rien, à part les traits du visage, sur une photo, et les bribes d’une vie.

La plupart avaient triché. Ils étaient beaucoup plus vieux que sur la photo, moins bien habillés. Et pas du tout l’homme riche qu’ils avaient prétendu être dans leur lettre. Elles fuyaient la pauvreté. Elles seraient bien obligées de s’habituer. À eux, et à cette nouvelle terre d’Amérique.

Romain Gary - Éducation européenne

Éducation européenne est le premier livre de Roman Kacew, né à Vilnius en 1914, dans une Lituanie appartenant à l’Empire russe. Il le signe de l’identité qui fera sa gloire : Romain Gary. La romancière Maria Pourchet revient sur la transformation de l’aviateur et résistant en un écrivain pour l’éternité.

Par Michka Assayas

« Goodbye, America » : enregistrée au milieu des années 1980 par le groupe de rock russe Nautilus Pompilius, cette chanson a été l’hymne de la jeunesse pro-réformes des dernières années soviétiques. Son chanteur soutient aujourd’hui Vladimir Poutine.

#4 Qui aime encore les États-Unis ?

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